FAQ de la RSE

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Vous vous interrogez sur la définition de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et ses implications. L’équipe d’Héros de l’Ordinaire vous propose une Foire aux questions dédiée à la RSE afin de répondre à toutes vos questions. Normes, label, stratégie, numérique responsable, logisitque, nous sommes là pour vous accompagner.

Vous ne trouvez pas la réponse que vous cherchez ? N’hésitez pas à nous contacter.

Responsabilité Sociétale des Entreprises

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », selon la définition donnée par Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987) dans le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies.

Cette notion est importante à comprendre pour saisir la philosophie de la RSE (CSR en anglais) ou Responsabilité Sociétale des Entreprises ou encore Responsabilité Sociale des Entreprises, dont les principes se généralisent depuis.

En effet, la RSE est une démarche volontaire de l’entreprise qui souhaite rendre son action et son activité plus durable pour le monde. L’entreprise prend conscience qu’elle n’agit pas indépendamment du reste du monde : ses actions ont des impacts sur ce qu’on appelle les parties prenantes, c’est–à-dire toute personne qui de près ou de loin pourrait être concernée par l’entreprise et son activité : les salariés, les clients, les fournisseurs, mais aussi les voisins d’un site industriel ou les ONG de défense des droits de l’homme pour des industries qui produisent à l’autre bout du monde par exemple.

>> En savoir plus sur la définition de la RSE

Introduite dans la loi Pacte du 22 mai 2019, la raison d’être d’une entreprise représente le sens qu’elle donne à ses activités, au-delà de sa seule finalité économique. Comme l’a bien définie en 2018 Jean-Dominique Senard dans le cadre de son travail pour le gouvernement sur la raison sociale d’une entreprise : « La raison d’être permet de joindre le passé au présent ; c’est l’ADN de l’entreprise. Elle n’a pas de signification économique, mais relève plutôt de la vision et du sens »

A l’heure où toutes les parties prenantes, à commencer par les salariés, demandent des comptes précis sur les activités des organisations et le pourquoi de leurs actions, définir sa raison d’être est un exercice crucial pour l’entreprise qu’il est intéressant qu’elle fasse.

Que des démarches RSE aient été entamées ou non, il est important de poser le stylo un moment et d’interroger les parties prenantes de l’entreprise pour définir ensemble la RAISON D’ÊTRE de l’organisation.

>> En savoir plus sur la Raison d’être

L’entreprise à mission met son modèle économique au service d’un objectif social et/ou environnemental, sans pour autant remettre en question sa lucrativité et ses profits. Elle (re) définit ainsi une finalité différente de la seule recherche de profit, mais qui n’est pas incompatible avec cette dernière. En ça, l’entreprise à mission diffère de l’entreprise sociale et solidaire (ESS) dont l’objectif principal est l’utilité sociale et seulement elle.

Pour devenir entreprise à mission, il faut avoir déjà défini sa raison d’être. Mais attention, l’entreprise à mission ne se résume pas pour autant à sa raison d’être : sa finalité doit résoudre un problème de société.

Démarche volontaire de la part de l’entreprise, devenir entreprise à mission suppose d’articuler son modèle d’affaires autour d’un problème social ou environnemental que l’entreprise cherche à résoudre.
En d’autres termes, la réflexion part du cœur de métier de l’entreprise pour adapter son modèle économique à la résolution d’un ou de plusieurs problèmes identifiés.

Définie par l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO), la norme 26000 fournit des lignes directrices pour que toute entreprise ou organisation agisse de façon responsable. Elle n’offre pas de certifications mais promeut le développement durable en toute action, et de façon éthique et transparente.

Publiée en 2010, la norme ISO 26000 a fait l’objet de cinq années de négociations entre différentes parties prenantes de différents pays du monde pour arriver à sa rédaction finale. L’idée fondamentale de départ est que toute organisation ne vit qu’en interdépendance avec l’environnement qui l’entoure, dans un système global. Elle doit donc agir de façon responsable et durable : elle a une responsabilité sociétale.

>> En savoir plus sur la norme ISO 26000

Numérique Responsable

Pour bien comprendre le découpage du numérique, on distingue le poids des Data Centers dont l’Ademe estime qu’il pèse à lui seul près d’un quart des émissions de Gaz à Effet de Serre ; le poids des infrastructures qui nous permettent de naviguer et d’utiliser tous nos appareils n’importe où pour 28 % du poids total ; et enfin, le poids des équipements des consommateurs pour près de 50 %.

Quand on parle d’impact de votre site internet, il faut donc se figurer l’ensemble, de l’impact de votre hébergeur de site à celui de la fabrication de l’ordinateur qui permet la consultation de votre site, en passant par l’alimentation électrique de vos équipements.

Pour réduire l’impact de votre site internet, le choix d’un hébergeur “vert”, ou encore opter pour un fournisseur d’énergie durable, sont des premiers pas utiles.

>> En savoir plus sur l’impact environnemental du digital

Selon l’Ademe, le numérique représente 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Et ce chiffre risque de doubler d’ici 2025. Pour réduire cet impact, adopter de bons réflexes pour tendre vers le numérique responsable est impératif.

Le numérique responsable est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le numérique responsable aborde donc les 3 piliers du développement durable : social, sociétal et environnemental.

Le Label NR permet d’identifier et de rassembler toutes les organisations qui s’engagent à réduire l’impact du numérique. Ce label est une co-production de l’institut du Numérique Responsable et de France IT et est opéré par l’Agence Lucie.

>> En savoir plus sur le label Numérique Responsable

Vous vouliez un site qui claque, avez tout misé sur de grandes photos HD et même une petite vidéo en ouverture, mais voilà votre site rame : serait-ce le signe que son impact n’est pas neutre ? Pas faux ! En effet, une page non optimisée entraîne un plus grand nombre de requêtes et une empreinte environnementale plus importante. Si vous n’avez pas éco-conçu au départ votre site internet (lien FAQ 1), il va peut-être falloir revoir quelques aspects.

Grâce à des communautés actives et investies, il existe des services permettant de calculer l’impact environnemental de n’importe quel site internet.  EcoIndex, par exemple, est un service gratuit permettant de calculer l’empreinte écologique d’un site internet de façon très simple : on saisit une URL et le service vous restitue sa performance environnementale relative et absolue, l’empreinte technique de la page et l’empreinte environnementale associée.

>> En savoir plus sur comment mesurer et optimiser l’impact de votre site internet

Consommation et alternatives

Comment faire face à une période de forte chaleur sans impacter négativement l’environnement ?

Les différentes canicules ont accéléré le développement de la climatisation dans le parc résidentiel et les impacts du changement climatique risquent d’accélérer la diffusion de la climatisation dans tous les secteurs professionnels. Or, des fluides frigorigènes sont contenus dans les équipements de climatisation, et ceux-ci participent au réchauffement climatique. L’émission de fluides frigorigènes dans l’atmosphère était responsable en 2009 de l’émission de 5,4 millions de tonnes/équivalent CO2. La climatisation a ainsi des impacts environnementaux non négligeables.

5% de la consommation d’électricité des bâtiments sont liés à l’usage de la climatisation.  Il y a 2 mesures pour réduire l’impact environnemental de la climatisation : des mesures techniques et des mesures réglementaires. Les mesures techniques concernent l’amélioration de l’enveloppe thermique des bâtiments, celles réglementaires ont pour objectif de réduire les impacts indirects et directs de la climatisation.

D’après les calculs de l’ADEME, 90 milliards d’emballages sont jetés chaque année en France, soit près de 2 900 chaque seconde. C’est énorme ! Agir sur les déchets est l’une des premières actions à mettre en œuvre pour toute entreprise qui s’engage dans une entreprise environnementale.

D’après les calculs de l’ADEME, 90 milliards d’emballages sont jetés chaque année en France, soit près de 2 900 chaque seconde. C’est énorme ! Agir sur les déchets est l’une des premières actions à mettre en œuvre pour toute entreprise qui s’engage dans une entreprise environnementale.

Nous devons changer notre rapport à l’emballage. L’emballage permet de protéger contre les chocs, de préserver les qualités du produit et d’assurer sa conservation. Chaque couche supplémentaire mérite réflexion sur son réel intérêt et il n’est parfois pas nécessaire de multiplier les emballages. 

Selon la banque de France, la finance durable désigne l’ensemble des pratiques financières visant à favoriser l’intérêt de la collectivité sur le long terme. La finance durable regroupe la finance verte, la finance responsable et la finance solidaire. L’Observatoire de la finance durable ajoute même un 4è pilier : le social business

La finance verte recouvre les initiatives qui visent à faciliter les investissements avec impact positif sur l’environnement.  Les pratiques financières qui relèvent de la finance verte sont concentrées exclusivement sur le pilier environnemental.

La finance responsable recouvre l’ensemble des initiatives et réglementations visant à favoriser des investissements dits socialement responsables.
Le critère socialement responsable se fait selon une grille de critères ESG (environnementaux, sociaux et gouvernance). Les pratiques financières concilient donc le respect de l’environnement (E), le bien-être des salariés (S) et les bonnes pratiques de gouvernance (G).

La finance solidaire recouvre l’ensemble des initiatives et réglementations visant à faciliter le financement de projets destinés à lutter contre l’exclusion et à améliorer la cohésion sociale.

Le social business concentre les entreprises dont la finalité est principalement sociale.

>>> En savoir plus sur la finance durable

Selon l’association Orée, jusqu’à 70% des coûts et 80% des impacts environnementaux et sociétaux d’un produit sont déterminés au moment de sa conception. Cela souligne l’importance de bien réfléchir à tous les tenants et aboutissants d’un bien de consommation quand on le conçoit !

L’objectif d’une démarche d’éco-conception est ambitieux : il s’agit de réduire au maximum l’impact environnemental et sociétal d’un produit ou d’un service en considérant l’intégralité de son cycle de vie, tout en créant de la valeur pour l’utilisateur final (client). On doit pouvoir faire bien mieux avec moins, tout en limitant les déchets.

Nous pouvons donc diviser la démarche d’éco-conception en 4 points :

  • réduction des ressources et de l’énergie utilisées pour la fabrication du produit
  • utilisation de matériaux et ressources avec le minimum d’impact environnementaux
  • diminution de l’impact au cours de la distribution
  • facilitation du recyclage du produit

>>> En savoir plus sur l’éco-design